mardi 30 août 2011

Raoul part étudier à Montréal !



Grande étape dans notre vie : Raoul quitte le nid pour aller faire ses études au Canada ! Il a pris l'avion dimanche, direction Montréal ! Il est inscrit dans un B-Com, c'est à dire un Bachelor of Commerce (programme en 4 ans) avec un major en International Business.
Raoul a SF airport 21 aout 2011

Partir étudier au Canada peut sembler être une idee originale vu de la France ! Pourquoi le Canada plutôt que les US ? En fait, c'est un dénouement assez logique pour un expatrié arrivé ici sur le tard (Raoul est arrivé en classe de seconde) .

Il faut savoir que l'inscription en université américaine pour un résident des Etats-Unis, ça se prépare dès la High school, c'est à dire dès la classe de 3ème ! Les lycéens américains sont encadrés par un counselor (conseiller d'orientation) pour se construire un profil leur permettant de postuler dans les meilleures universités en fonction de leurs aspirations et de leurs points forts. La spécificité des universités américaines par rapport aux universités françaises ou canadiennes, est qu'elles ne se basent pas uniquement sur les resultats académiques pour recruter les étudiants, loin de là. Elles regardent le profil complet du postulant : son sens de la communauté, son leadership, ses performances sportives ...
Les jeunes américains entrent donc très vite dans une stratégie d'auto-marketing, sous l'encadrement de leur counselor, se retrouvant souvent avec des agendas de ministres, entre les missions de volontariat, l'animation de clubs, le sport en compétition, la participation à l'orchestre du lycée, etc. ... tout ça pour sortir du lot ! Mais il y a aussi des pré-requis académiques (quand-même !) qui portent le nom de GPA, SAT, AP, enrichment programs, ... autant de termes qui, à notre arrivée ici, étaient de l'hébreu !

Donc Raoul, qui s'est vu confronté au système quand il était déjà trop tard, s'est retrouvé avec 2 options : soit rentrer en France pour ses études (pas très motivant quand le reste de la famille vit aux US), soit maintenir l'expérience de la vie à l'étranger en allant au Canada. Le Canada recrute ses étudiants sur le modèle français : ce qui compte, ce sont les bulletins scolaires et les résultats au Bac.

Pour ceux qui nous suivent régulièrement, il y a eu le raté de l'année dernière (Bac au rattrapage, donc inscription au Canada annulée et aucun plan B dans le tuyau), suivi d'un raccrochage aux branches miraculeux via le College of Marin, au nord de San Francisco, déniché à la dernière minute (Université américaine de la catégorie des Community Colleges, qui ne permet pas de decrocher un diplôme très vendeur sur le marché, mais qui offre des cours sanctionnés par des credits dans de nombreux domaines et permet de transférer vers de bonnes universités en fonction des notes obtenues)

En tout cas, pour Raoul, belle leçon de vie ! Il sort grandi d'avoir surmonté tant d'obstacles ...

C'est maintenant l'installation à Montréal, sans les parents pour aider ! Les missions ne manquent pas : ouvrir un compte en banque, obtenir un numero de sécurité sociale, trouver un appart, ... En fait, il n'est pas lâché complètement seul dans cette aventure. De nombreux copains de lycée, sur place depuis l'année dernière, sont présents pour l'accueillir dans les rangs des anciens du lycée la Pérouse émigrés au Canada.

Aventures montréalaises à suivre ...

dimanche 14 août 2011

Le break de l'été

Break comme les belles vacances que nous avons passées en France cette année (Lyon, Gap, Ardeche, Mediterranée, Savoie !)
Mais aussi break comme fracture de la cheville ! A moins d'une semaine du retour sur San Francisco, Nathalie fait une chûte en montagne. La rando est facile, on est à une heure de l'apéro, lorsque craaac ! Hurlement, appel des secours, hélitreuillage, transport vers l'hôpital d'Albertville, petit article dans le Dauphiné Libéré sous le titre : "Secours périlleux pour le peloton de gendarmerie de haute-montagne" et verdict : fracture bi-malléolaire nécessitant chirurgie. Naaaan ! Si.

 Ce jeune gendarme a porté Nathalie sur son dos jusqu'à l'hélico (pas facile car elle est au régime americain et ... ... hum !)
Depuis il y a eu 5 jours d'hôpital, un retour en avion très long, et San Francisco
... avec des béquilles
... sans pouvoir mettre le pied par terre pendant 45 jours et donc sans beaucoup sortir de la maison
... avec un brouillard qui nargue et s'installe au dessus de certains quartiers de SF - le nôtre par exemple ! (West Portal ... à éviter l'été, on se croirait en hiver)

Allez, la touche positive : on attend le carton bleu "handicapé" qui devrait bientôt arriver par la poste, et alors on va être les rois des parkings de San Francisco ! On va bien faire exprès d'aller beaucoup au resto et dans les magasins pour se garer tout devant ! héhé ! Non mais !