dimanche 3 novembre 2013

Deuxieme visite à notre étudiant montréalais

Retour à San Francisco apres une semaine au Québec ! La famille s'étant plus que jamais internationalisée, nous nous voyons désormais le plus souvent en sous groupes ... Cette fois, nous rendions visite à Raoul mais il manquait Félix installé au sud de la Californie ...
 Au mont Royal à Montreal
Programme intense et vivifiant : nous sommes restés quelques jours à Montreal pour profiter de Raoul, nous avons fait une virée de quelques jours au mont Tremblant et en Petite Mauricie et enfin nous avons visité la ville de Québec ! Le grand bonheur a bien sûr été de profiter un peu de notre grand qui va bien et qui terminera son cursus dans un peu plus d'un an. Mais aussi d'entendre parler français, surtout en dehors de Montréal, de manger de bons produits sans arrière pensée car nous étions plus confiants sur la qualité qu'aux US (grosse ripaille de pintade, épaule d'agneau, os à moelle, boudin noir, pâtés ... cuisinés en famille chez Raoul), et de sentir de plein fouet (car temps à la pluie avec bourrasques) la saison d'automne !
Montréal sous une pluie diluvienne
 Montréal sous une éclaircie et ses couleurs d'automne
Virée dans le Québec

La ville de Québec ... on croirait une ville de province française
Montreal est une ville internationale au milieu d'un Quebec très francophone. C'est aussi une ville jeune et active au milieu d'un Quebec vieillissant et d'un calme presque surnaturel. C'est une ville assez banale à première vue mais pleine de petits trésors disséminés (petits restos branchés et délicieux, petites curiosités architecturales ici et là ... ) au milieu d'un Quebec très uniforme. Et enfin, c'est une ville qui, sans être sale, fait un peu désordonnée (les sacs poubelles posés à même les trottoirs le jour de la collecte sont un peu surprenants - les containers n'existent pas à Montréal) au milieu d'un Québec ou' rien ne traîne ni ne dépare le paysage ... nous nous sommes sentis en vacances de panneaux publicitaires ! Au bord des routes de campagne ... que les arbres, les petits villages et les lacs ...

dimanche 6 octobre 2013

Castro Street Fair




A quelques blocs de notre nouvelle maison ... Quartier à l'ambiance garantie !

mercredi 25 septembre 2013

Oracle Team USA remporte l'America's Cup!




On allait souvent se balader sur le pavillon de l'America's cup. Aménagé sur le Pier 29 pour accueillir le public, il nous paraissait désert et semblait traduire le désintérêt flagrant des San Franciscains pour cet événement nautique ... C'était un peu triste comme ambiance ...



Et puis tout s'est emballé quand l'équipe américaine a commencé à opérer une remontée spectaculaire dans le duel avec la Nouvelle Zélande : Pour rappel, le premier qui gagnait 9 courses remportait le trophée. L'America's Cup est une série de courses entre seulement deux bateaux : les deux finalistes de la Louis Vuitton cup. Les Neo Zélandais menaient 8 - 1 il y a très peu de temps. Ils étaient donc à une victoire du trophée. Et puis l'impossible s'est produit : les Americains se sont mis à gagner toutes les courses, les unes après les autres ... dans une tension dingue et avec un public de plus en plus nombreux.
La finale a eu lieu aujourd'hui. Le pavillon et les berges étaient pleins à craquer pour acclamer le bateau Oracle qui franchissait le premier la ligne d'arrivée ! La prochaine America's Cup aura donc lieu de nouveau à San Francisco ... ou pas : ce sera le choix des américains !

mercredi 14 août 2013

Notre maison victorienne

C'est un peu comme si on annonçait que l'on attend un bébé à 8 mois 1/2 de grossesse mais enfin, voici quand-même la nouvelle : nous faisons rénover une maison victorienne dans San Francisco depuis le mois de février. Et nous emménageons fin août !

Nous étions las d'être locataires d'une maison bien pourrie au loyer indécent (mais au fil des messages, vous l'aurez compris, ici tout est cher !). Nous étions soucieux de nous constituer un petit capital pour la retraite (car vous l'imaginez peut-être, ici, pas de plan de retraite automatique). Et nous avons tellement changé de "home" depuis notre arrivée sur le territoire américain que nous n'étions plus à une maison près ...
Par ici la visite !

En novembre, nous dénichons une maison victorienne de style "Stick Eastlake" caractérisée par des lignes très verticales et droites. Comme vous le voyez sur la photo, la maison n'a pas de garage, ce qui la dévalorise sur le marché de l'immobilier. Tout le challenge de la valorisation du produit va donc reposer sur l'obtention du permis d'y ajouter un garage ... 
Nous redoutons le pire car la maison est classée monument historique + il y a un arbre gênant l'accès au potentiel garage. Notre demande d'abattre l'arbre et de le remplacer par la même essence 60 cm plus loin est refusée : à San Francisco on ne touche pas aux arbres en bonne santé, sauf s'ils créent une menace pour la sécurité des passants. C'était donc mal engagé ... mais en dépit de l'arbre, nous avons quand-même fini par obtenir le permis pour le garage !


L'intérieur était habitable mais "dans son jus" ... Nous avons donc demandé conseil a notre agent immobilier pour envisager différents niveaux de rénovation possible : ne refaire que les peintures et changer l'électro ménager ? ... ou tout casser ? 

Nous avons tout cassé ... mais conservé les éléments de caractère dans la mesure du possible.

Et puis, nous avons renforcé les fondations, installé un chauffage par le sol, changé les fenêtres, ajouté une salle de bain, fait construire une terrasse ... bref c'est ce que l'on appelle un "complete remodling"!



Comme nous n'avons pas souhaité utiliser les services d'un designer (qui en général choisit à votre place tout ce qui a trait à la déco intérieure ...), nous avons dû faire des choix sur chaque détail couvrant chaque inch de la maison. Il a fallu prendre des décisions en permanence ! Les choix les plus difficiles à faire ont été ceux des peintures extérieures. Car les façades victoriennes, c'est de la dentelle, avec une foultitude de détails ! Nous avons roulé dans toute la ville en espérant trouver la maison aux couleurs parfaites que nous n'aurions plus qu'à pomper héhé ! ... mais en les regardant de près, elles avaient toutes quelque chose qui clochait ... Il a fallu donc nous lancer dans le vide avec échantillons et multiples essais. Nous avons sorti des résultats absolument horribles qui nous pliaient en deux de rire tellement c'était moche et pas possible ...
 Drôle mais stressant quand-même car nous n'avions qu'une semaine pour nous décider à partir du moment où notre entrepreneur décida d'attaquer les peintures extérieures. Et à force de tâtonnements, voici ce qui est ressorti :






samedi 3 août 2013

Découverte de la vie de campus

De cinq nous sommes passés à quatre en 2011 ... puis à trois hier : Félix a quitté le nid ! Il commence l'université la semaine prochaine ! Apres l'expérience franco-americaine du lycée français de San Francisco, notre frenchie va être plongé dans un monde 100% américain.

Les deux journées d'accueil des futurs étudiants et de leurs familles qui ont eu lieu en juillet dernier dans l'université de Félix nous ont donné une idée de ce qu'est un "college" américain.
La principale différence avec les universités en France, c'est la notion de "campus" et ce qu'elle implique : Le campus est en général immense, comme une petite ville, avec des équipements à faire pâlir nos petites villes de France ... Les étudiants logent sur place - en tout cas en première année -  (experimentant alors la cohabitation avec un "roommate" /camarade de chambre) et conjuguent leurs études avec une vraie vie en société.
Loin de se contenter d'aller en cours et d'étudier à la bibliothèque ou dans sa chambre dans les heures creuses, l'étudiant est encouragé à s'engager activement dans la vie de sa nouvelle communauté. L'université est une société miniature, une réplique de la vraie vie mais en plus petit qui offre mille possibilités de s'impliquer, de se construire, de se tromper, d'essayer de nouvelles choses, de trouver sa voie ... Toutes les associations possibles et imaginables vous tendent les bras pour que vous vous y impliquiez aussi. "Get involved" est le maître-mot!
En fait, la grande force de la société américaine c'est le droit à l'erreur, lié au fait que les US sont une société de l'action : les gens se lancent, expérimentent, avec bien moins d'inhibition qu'en France (sans doute en partie parce qu'ils baignent dans la culture de l'encouragement dès la petite enfance et tout au long de leur scolarité). Du coup, pas d'excuses pour rester dans son coin ... On vous félicitera et on vous remerciera d'avoir rejoint telle ou telle cause, association ou club, d'avoir investi de votre temps, vous renvoyant ainsi une image positive de vous-même. On vous fera "feel good" et si vous vous trompez ? "that's ok!"
Quel meilleur environnement pour se construire et découvrir le monde quand on a 18-25 ans ?

Ci-dessus les jeunes "Freshmen" (Les 1ere année) arpentant les km carrés de leur nouveau campus lors de l'"orientation"

lundi 29 juillet 2013

La santé en France et aux US vue depuis ma fracture de la cheville

Et voilà, l'histoire de ma cheville a bientôt terminé son cycle franco-americain puisque je me suis fait opérer pour la deuxième fois de ladite cheville le 25 juillet à San Francisco pour être débarrassée de la plaque et des vis ... Du coup, j'ai une petite expérience pour un court bilan des pratiques et des coûts des deux systèmes ...

Petit rappel : l'accident a lieu lors d'une randonnée dans les Bauges en Savoie. Le lieu étant difficilement accessible, je suis transportée à l'hôpital d'Albertville en hélicoptère. Verdict : fracture bimalléolaire nécessitant chirurgie.
Premiere pensée : Quelle horreur, je ne suis plus assurée en France, ça va me coûter une fortune ! Donc je tente de négocier pour rentrer à San Francisco avec un simple plâtre et me faire opérer aux US où nous sommes désormais assurés. Mais la raison médicale l'emporte et je subis l'opération sur place et passe même 4,5 jours à l'hôpital. Entre temps, nous nous renseignons et découvrons avec surprise que je suis toujours couverte par la sécurité sociale ! ... plus pour bien longtemps néanmoins.
La facture arrive à San Francisco quelques temps plus tard et Oh stupeur ! Montant total à payer : 120 euros !!! 120 euros après contribution de la sécu, ... c'est presque gratuit !

Mais l'histoire ne s'arrête pas là car il a été prévu dès le départ que je subisse une deuxième opération 18 mois plus tard pour enlever le matériel. Entre temps, notre situation professionnelle change aux US et nous changeons d'assurance santé pour réduire les coûts. Au lieu d'une mensualité de 1900 $ par mois, nous ne payons plus que 900 $ ... ce qui est toujours beaucoup car nous n'allons jamais chez le médecin !
Le protocole de l'opération prévu est que j'arrive le matin à l'hôpital et que je rentre chez moi dans la journée. La veille de l'opération, les services financiers de l'hôpital m'appellent  et me disent qu'ils ont parlé à notre assurance et que je vais devoir payer de ma poche 6500 dollars sur les 25000 que coûte l'opération ! ... et me rappellent au passage que j'ai un "deductible" de 5000 $. What ?!
Et oui, les assurances ici, c'est un business énorme face auquel on a toujours l'impression de se faire avoir ! Déjà, il faut savoir qu'en dehors de programmes nationaux ciblant les plus de 65 ans et quelques autres poches de la population, il n'y a pas d'équivalent de la sécurité sociale aux US. Donc, si vous avez moins de 65 ans, soit vous avez la chance de travailler pour une entreprise qui vous paie une assurance santé, soit la couverture maladie est de votre propre initiative et de votre poche. Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui n'ont pas d'assurance santé du tout. La cerise sur le gâteau, c'est que les assurances médicales (et c'est vrai pour toutes les assurances) ont pour pratique de vous attribuer un "deductible", c'est à dire la somme des dépenses à partir de laquelle l'assurance commencera à vous rembourser. Si vous avez un deductible de 1000$, l'assurance ne commencera à vous rembourser que lorsque vous aurez payé de votre poche 1000 $ de dépenses maladie. Le montant du déductible dépend de la formule que vous avez négociée avec l'assurance. La règle générale est que plus vos mensualités sont faibles, plus votre "deductible" est élevé !

Je suis donc arrivée à l'hôpital avec l'angoisse de la chirurgie et le poids de mon "deductible" sur la conscience (car j'avais négocié moi-même les nouvelles mensualités avec l'assurance sans intégrer les subtilités du deductible !). En tout cas le système tout entier est dans dans une logique de rentabilité maximale car je suis entrée en salle d'opération à 8h30 le matin ... et à midi j'étais déjà à la maison  !! ... parce que dans les hôpitaux américains on vous met à la porte à la seconde où vous sortez de la torpeur de l'anesthésie !
Alors pour jouer moi aussi dans cette logique d'optimisation, j'ai demandé à ce qu'on me rende toute ma ferraille apres l'avoir sortie de ma cheville et voici le trophée avec lequel je suis repartie!
C'est officiel, je ne suis plus Iron Woman !

vendredi 19 juillet 2013

Aloha! from Maui, Hawaii ...

Une semaine de vacances cet été (+ deux grands week-ends = régime américain !) ... mais destination de rêve : l'île de Maui, archipel d'Hawaii ...
Nous connaissions l'île d'Oahu (autre île d'Hawaii, là où se trouvent Honolulu et Pearl Harbor) que nous avions visitée en 2008 et dont nous étions revenus un peu déçus ... mais avons cette année écouté les avis d'amis habitués d'Hawaii et choisi la destination très prisée des californiens : l'île de Maui.
Bien nous en a pris, car c'était effectivement le rêve !

Nous avons usé et abusé des plages de carte postale avec sable fin, palmiers à volonté, petits nuages blancs suspendus sur de petits îlots au loin pour la décoration, eau transparente et chaude offrant tous les dégradés de bleus, poissons multicolores à profusion dont l'imprononçable Humuhumunukunukuapua'a (poisson officiel d'Hawaii), tortues énormes et si peu farouches qu'on pourrait les toucher, bancs de dauphins,  ...

Nous avons admiré les deux volcans éteints de l'île, dont le Haleakala qui s'élève à 3000 mètres d'altitude et que nous avons arpenté en voiture sur une route de velours jusqu'au sommet ... L'archipel d'Hawaii est posé sur un "hot spot" (point très chaud sous la croute terrestre) et est donc issu d'une activité volcanique en continu, faite d'une succession de coulées de lave (et non pas d'éruptions). Le panorama est composé de champs de lave, de petits cratères, et de vallées ou s'engouffrent d'énormes masses nuageuses blanches. L'observatoire en haut du Haleakala, dômes métalliques posés sur la roche noire et dominant la couche de nuages, donne au lieu un air un peu "star wars".

Nous avons vu défiler des paysages très verts, des côtes rocheuses noires sur certaines portions, des plantations de canne à sucre dans les vallées, ...

Nous avons expérimenté le confort américain des grands hôtels avec plusieurs grandes piscines, des grands bars, des grandes chambres, un grand lobby ...
Ci-dessus, la piscine à débordement du Marriott ... et non pas la mer vue par Dali ...

Nous avons croisé une population indigène si américanisée que la culture hawaïenne nous a semblé se résumer aux gadgets des boutiques de souvenirs et aux "Aloha" qui remplacent, dans les hôtels-restaurants, le "Hi" américain.
... et nous avons dépensé beaucoup de dollars car Hawaii, malheureusement, c'est l'Amérique et donc, en plus d'être très américanisé ... c'est cher !!

vendredi 5 juillet 2013

Happy 4th !


Nous revenons  d'un court séjour à Calistoga dans la region viticole de la Napa Valley en Californie où nous avons eu l'occasion d'assister au défilé du 4 juillet ! Le 4 juillet c'est la fête nationale américaine qui célèbre l'indépendance des Etats Unis vis à vis de la couronne britannique. La déclaration d'indépendance des Etats Unis a en effet été signée le 4 juillet 1776. Le 4 juillet américain c'est un peu notre 14 juillet : jour férié, défilés, feux d'artifices ... en moins militaire et en plus spontané et bon enfant ! Avec en prime un amour du pays et une fierté nationale qui transcendent toutes les catégories sociales !
Ici à Calistoga, le défilé mettait en scène les chapitres majeurs de l'histoire des Etats-Unis et, comme lors de toutes les parades américaines, les pompiers, les associations de la ville et les figures politiques locales faisaient un peu de marketing ...




 Vous le reconnaissez celui-la ?


Plus nous explorons la Californie, plus l'importance de la population mexicaine nous frappe. Cette dernière photo illustre un peu la condition des mexicains ici : chassés de Californie par les américains lors de la guerre contre le Mexique en 1846-1847, ils sont clairement devenus les laissés pour compte de la société (petits boulots, éducation scolaire qui reflète leur manque de moyens, pauvreté, etc). Pour autant, ils semblent heureux d'être ici et fiers d'appartenir à ce grand pays qui ne rate jamais une occasion d'exprimer une fierté nationale assez imbattable ! Ils étaient venus en nombre assister au défilé de la ville.
Petite question pour finir : Que se souhaite-t-on aux US en ce week-end de fête nationale ?
Un joyeux "Happy Fourth!"

dimanche 30 juin 2013

Gay rights 2013


S'il y a un sujet récurrent en Californie, c'est bien le droit au mariage des couples homosexuels ! Etonnant, au passage, que la France ait légalisé les mariages homosexuels avant la Californie ... car lorsque nous sommes arrivés à San Francisco en 2007, le grand nombre et l'activisme de la population LGBT à San Francisco nous a frappés comme si nous débarquions d'une autre planète ! En France, de mémoire, ce n'était pas du tout un sujet d'actualité alors qu'ici le mariage homosexuel a été légalisé dès 2008 (pendant seulement quelques mois) avant que le peuple californien ne l'interdise à nouveau en novembre de cette même année par une sorte de référendum (La Proposition 8, plus connue sous le nom de"Prop 8")
La Gay Pride 2013 à San Francisco (c'était aujourd'hui) était particulièrement festive car un nouveau retournement de situation a eu lieu cette semaine : la cour suprême a tranché mercredi sur deux points en faveur des droits homosexuels - un point au niveau fédéral et un au niveau de l'état de Californie. Cette nouvelle étape a pour conséquence, entre autres, la reconnaissance sur tout le territoire américain des mariages gays pratiqués par les Etats où ils sont légaux et de légaliser à nouveau le mariage gay en Californie ! ... ce qui porte à 13 le nombre d'états ou il est autorisé.

a priori, 20% de participants en plus cette année