mercredi 14 août 2013

Notre maison victorienne

C'est un peu comme si on annonçait que l'on attend un bébé à 8 mois 1/2 de grossesse mais enfin, voici quand-même la nouvelle : nous faisons rénover une maison victorienne dans San Francisco depuis le mois de février. Et nous emménageons fin août !

Nous étions las d'être locataires d'une maison bien pourrie au loyer indécent (mais au fil des messages, vous l'aurez compris, ici tout est cher !). Nous étions soucieux de nous constituer un petit capital pour la retraite (car vous l'imaginez peut-être, ici, pas de plan de retraite automatique). Et nous avons tellement changé de "home" depuis notre arrivée sur le territoire américain que nous n'étions plus à une maison près ...
Par ici la visite !

En novembre, nous dénichons une maison victorienne de style "Stick Eastlake" caractérisée par des lignes très verticales et droites. Comme vous le voyez sur la photo, la maison n'a pas de garage, ce qui la dévalorise sur le marché de l'immobilier. Tout le challenge de la valorisation du produit va donc reposer sur l'obtention du permis d'y ajouter un garage ... 
Nous redoutons le pire car la maison est classée monument historique + il y a un arbre gênant l'accès au potentiel garage. Notre demande d'abattre l'arbre et de le remplacer par la même essence 60 cm plus loin est refusée : à San Francisco on ne touche pas aux arbres en bonne santé, sauf s'ils créent une menace pour la sécurité des passants. C'était donc mal engagé ... mais en dépit de l'arbre, nous avons quand-même fini par obtenir le permis pour le garage !


L'intérieur était habitable mais "dans son jus" ... Nous avons donc demandé conseil a notre agent immobilier pour envisager différents niveaux de rénovation possible : ne refaire que les peintures et changer l'électro ménager ? ... ou tout casser ? 

Nous avons tout cassé ... mais conservé les éléments de caractère dans la mesure du possible.

Et puis, nous avons renforcé les fondations, installé un chauffage par le sol, changé les fenêtres, ajouté une salle de bain, fait construire une terrasse ... bref c'est ce que l'on appelle un "complete remodling"!



Comme nous n'avons pas souhaité utiliser les services d'un designer (qui en général choisit à votre place tout ce qui a trait à la déco intérieure ...), nous avons dû faire des choix sur chaque détail couvrant chaque inch de la maison. Il a fallu prendre des décisions en permanence ! Les choix les plus difficiles à faire ont été ceux des peintures extérieures. Car les façades victoriennes, c'est de la dentelle, avec une foultitude de détails ! Nous avons roulé dans toute la ville en espérant trouver la maison aux couleurs parfaites que nous n'aurions plus qu'à pomper héhé ! ... mais en les regardant de près, elles avaient toutes quelque chose qui clochait ... Il a fallu donc nous lancer dans le vide avec échantillons et multiples essais. Nous avons sorti des résultats absolument horribles qui nous pliaient en deux de rire tellement c'était moche et pas possible ...
 Drôle mais stressant quand-même car nous n'avions qu'une semaine pour nous décider à partir du moment où notre entrepreneur décida d'attaquer les peintures extérieures. Et à force de tâtonnements, voici ce qui est ressorti :






samedi 3 août 2013

Découverte de la vie de campus

De cinq nous sommes passés à quatre en 2011 ... puis à trois hier : Félix a quitté le nid ! Il commence l'université la semaine prochaine ! Apres l'expérience franco-americaine du lycée français de San Francisco, notre frenchie va être plongé dans un monde 100% américain.

Les deux journées d'accueil des futurs étudiants et de leurs familles qui ont eu lieu en juillet dernier dans l'université de Félix nous ont donné une idée de ce qu'est un "college" américain.
La principale différence avec les universités en France, c'est la notion de "campus" et ce qu'elle implique : Le campus est en général immense, comme une petite ville, avec des équipements à faire pâlir nos petites villes de France ... Les étudiants logent sur place - en tout cas en première année -  (experimentant alors la cohabitation avec un "roommate" /camarade de chambre) et conjuguent leurs études avec une vraie vie en société.
Loin de se contenter d'aller en cours et d'étudier à la bibliothèque ou dans sa chambre dans les heures creuses, l'étudiant est encouragé à s'engager activement dans la vie de sa nouvelle communauté. L'université est une société miniature, une réplique de la vraie vie mais en plus petit qui offre mille possibilités de s'impliquer, de se construire, de se tromper, d'essayer de nouvelles choses, de trouver sa voie ... Toutes les associations possibles et imaginables vous tendent les bras pour que vous vous y impliquiez aussi. "Get involved" est le maître-mot!
En fait, la grande force de la société américaine c'est le droit à l'erreur, lié au fait que les US sont une société de l'action : les gens se lancent, expérimentent, avec bien moins d'inhibition qu'en France (sans doute en partie parce qu'ils baignent dans la culture de l'encouragement dès la petite enfance et tout au long de leur scolarité). Du coup, pas d'excuses pour rester dans son coin ... On vous félicitera et on vous remerciera d'avoir rejoint telle ou telle cause, association ou club, d'avoir investi de votre temps, vous renvoyant ainsi une image positive de vous-même. On vous fera "feel good" et si vous vous trompez ? "that's ok!"
Quel meilleur environnement pour se construire et découvrir le monde quand on a 18-25 ans ?

Ci-dessus les jeunes "Freshmen" (Les 1ere année) arpentant les km carrés de leur nouveau campus lors de l'"orientation"