Il y a deux ans nous nous lancions dans l'aventure du "urban chicken" en accueillant dans notre maison de Noe Valley Chouchou et Loulou, deux poules rousses qui pondaient un oeuf chacune par jour ... qui se comportaient comme des animaux de compagnie et qu'Armand avait en adoration. Les vacances d'été approchant, nous il nous fallut malheureusement nous en séparer. Mais que faire de deux poules dans San Francisco ? Grattage de tête. Et puis, eureka ! Le marché bio local ! ... (pour les donner comme animaux domestiques ; pas pour vendre de la volaille !) JF et Felix les emmenèrent au farmer's market de Noe valley et restèrent plantés 5 minutes avec une pancarte "poules pondeuses gratuites" avant qu'une famille ne les embarque. Une semaine plus tard, nous nous rendions chez la famille en question pour qu'Armand, épleuré, fasse ses derniers adieux ; Chouchou et Loulou étaient toujours là, bien vivantes malgré les chats, blaireaux et autres ratons laveurs des environs ... et puis, plus de nouvelles. Jusqu'à ce que, deux ans plus tard ... ...
Le journal local du quartier de Noe Valley publie un article sur le phénomène montant de l'agriculture durable et ses pratiques corollaires, le "slow food" (le contraire du "fast food") et le urban farming.
Et de qui parle-t-on dans l'article ? De la famille qui nous acheta les poules deux ans auparavant et qui depuis, accueillit 4 autres volatiles ! (Chouchou est la poule du milieu sur la photo et Loulou est à droite) La loi San Franciscaine n'autorise que 4 animaux par foyer mais la petite dépendance dans le fond du jardin de cette famille leur permit de monter l'élevage à huit ... L'article cite la famille en question qui raconte l'épisode de la rencontre sur le marché avec JF et Felix - rencontre providentielle qui fut l'élément déclencheur de leur conversion vers la vie alternative bio de l'urban farmer ... qui devient un tantinet branchée a San Francisco!
On peut lire le mot "acrobatic" dans l'article car leur garçon de cinq ans fait du trampoline dans le jardin avec les poules dans les bras. C'est ça la vie du "urban chicken" !


