lundi 29 juillet 2013

La santé en France et aux US vue depuis ma fracture de la cheville

Et voilà, l'histoire de ma cheville a bientôt terminé son cycle franco-americain puisque je me suis fait opérer pour la deuxième fois de ladite cheville le 25 juillet à San Francisco pour être débarrassée de la plaque et des vis ... Du coup, j'ai une petite expérience pour un court bilan des pratiques et des coûts des deux systèmes ...

Petit rappel : l'accident a lieu lors d'une randonnée dans les Bauges en Savoie. Le lieu étant difficilement accessible, je suis transportée à l'hôpital d'Albertville en hélicoptère. Verdict : fracture bimalléolaire nécessitant chirurgie.
Premiere pensée : Quelle horreur, je ne suis plus assurée en France, ça va me coûter une fortune ! Donc je tente de négocier pour rentrer à San Francisco avec un simple plâtre et me faire opérer aux US où nous sommes désormais assurés. Mais la raison médicale l'emporte et je subis l'opération sur place et passe même 4,5 jours à l'hôpital. Entre temps, nous nous renseignons et découvrons avec surprise que je suis toujours couverte par la sécurité sociale ! ... plus pour bien longtemps néanmoins.
La facture arrive à San Francisco quelques temps plus tard et Oh stupeur ! Montant total à payer : 120 euros !!! 120 euros après contribution de la sécu, ... c'est presque gratuit !

Mais l'histoire ne s'arrête pas là car il a été prévu dès le départ que je subisse une deuxième opération 18 mois plus tard pour enlever le matériel. Entre temps, notre situation professionnelle change aux US et nous changeons d'assurance santé pour réduire les coûts. Au lieu d'une mensualité de 1900 $ par mois, nous ne payons plus que 900 $ ... ce qui est toujours beaucoup car nous n'allons jamais chez le médecin !
Le protocole de l'opération prévu est que j'arrive le matin à l'hôpital et que je rentre chez moi dans la journée. La veille de l'opération, les services financiers de l'hôpital m'appellent  et me disent qu'ils ont parlé à notre assurance et que je vais devoir payer de ma poche 6500 dollars sur les 25000 que coûte l'opération ! ... et me rappellent au passage que j'ai un "deductible" de 5000 $. What ?!
Et oui, les assurances ici, c'est un business énorme face auquel on a toujours l'impression de se faire avoir ! Déjà, il faut savoir qu'en dehors de programmes nationaux ciblant les plus de 65 ans et quelques autres poches de la population, il n'y a pas d'équivalent de la sécurité sociale aux US. Donc, si vous avez moins de 65 ans, soit vous avez la chance de travailler pour une entreprise qui vous paie une assurance santé, soit la couverture maladie est de votre propre initiative et de votre poche. Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui n'ont pas d'assurance santé du tout. La cerise sur le gâteau, c'est que les assurances médicales (et c'est vrai pour toutes les assurances) ont pour pratique de vous attribuer un "deductible", c'est à dire la somme des dépenses à partir de laquelle l'assurance commencera à vous rembourser. Si vous avez un deductible de 1000$, l'assurance ne commencera à vous rembourser que lorsque vous aurez payé de votre poche 1000 $ de dépenses maladie. Le montant du déductible dépend de la formule que vous avez négociée avec l'assurance. La règle générale est que plus vos mensualités sont faibles, plus votre "deductible" est élevé !

Je suis donc arrivée à l'hôpital avec l'angoisse de la chirurgie et le poids de mon "deductible" sur la conscience (car j'avais négocié moi-même les nouvelles mensualités avec l'assurance sans intégrer les subtilités du deductible !). En tout cas le système tout entier est dans dans une logique de rentabilité maximale car je suis entrée en salle d'opération à 8h30 le matin ... et à midi j'étais déjà à la maison  !! ... parce que dans les hôpitaux américains on vous met à la porte à la seconde où vous sortez de la torpeur de l'anesthésie !
Alors pour jouer moi aussi dans cette logique d'optimisation, j'ai demandé à ce qu'on me rende toute ma ferraille apres l'avoir sortie de ma cheville et voici le trophée avec lequel je suis repartie!
C'est officiel, je ne suis plus Iron Woman !

vendredi 19 juillet 2013

Aloha! from Maui, Hawaii ...

Une semaine de vacances cet été (+ deux grands week-ends = régime américain !) ... mais destination de rêve : l'île de Maui, archipel d'Hawaii ...
Nous connaissions l'île d'Oahu (autre île d'Hawaii, là où se trouvent Honolulu et Pearl Harbor) que nous avions visitée en 2008 et dont nous étions revenus un peu déçus ... mais avons cette année écouté les avis d'amis habitués d'Hawaii et choisi la destination très prisée des californiens : l'île de Maui.
Bien nous en a pris, car c'était effectivement le rêve !

Nous avons usé et abusé des plages de carte postale avec sable fin, palmiers à volonté, petits nuages blancs suspendus sur de petits îlots au loin pour la décoration, eau transparente et chaude offrant tous les dégradés de bleus, poissons multicolores à profusion dont l'imprononçable Humuhumunukunukuapua'a (poisson officiel d'Hawaii), tortues énormes et si peu farouches qu'on pourrait les toucher, bancs de dauphins,  ...

Nous avons admiré les deux volcans éteints de l'île, dont le Haleakala qui s'élève à 3000 mètres d'altitude et que nous avons arpenté en voiture sur une route de velours jusqu'au sommet ... L'archipel d'Hawaii est posé sur un "hot spot" (point très chaud sous la croute terrestre) et est donc issu d'une activité volcanique en continu, faite d'une succession de coulées de lave (et non pas d'éruptions). Le panorama est composé de champs de lave, de petits cratères, et de vallées ou s'engouffrent d'énormes masses nuageuses blanches. L'observatoire en haut du Haleakala, dômes métalliques posés sur la roche noire et dominant la couche de nuages, donne au lieu un air un peu "star wars".

Nous avons vu défiler des paysages très verts, des côtes rocheuses noires sur certaines portions, des plantations de canne à sucre dans les vallées, ...

Nous avons expérimenté le confort américain des grands hôtels avec plusieurs grandes piscines, des grands bars, des grandes chambres, un grand lobby ...
Ci-dessus, la piscine à débordement du Marriott ... et non pas la mer vue par Dali ...

Nous avons croisé une population indigène si américanisée que la culture hawaïenne nous a semblé se résumer aux gadgets des boutiques de souvenirs et aux "Aloha" qui remplacent, dans les hôtels-restaurants, le "Hi" américain.
... et nous avons dépensé beaucoup de dollars car Hawaii, malheureusement, c'est l'Amérique et donc, en plus d'être très américanisé ... c'est cher !!

vendredi 5 juillet 2013

Happy 4th !


Nous revenons  d'un court séjour à Calistoga dans la region viticole de la Napa Valley en Californie où nous avons eu l'occasion d'assister au défilé du 4 juillet ! Le 4 juillet c'est la fête nationale américaine qui célèbre l'indépendance des Etats Unis vis à vis de la couronne britannique. La déclaration d'indépendance des Etats Unis a en effet été signée le 4 juillet 1776. Le 4 juillet américain c'est un peu notre 14 juillet : jour férié, défilés, feux d'artifices ... en moins militaire et en plus spontané et bon enfant ! Avec en prime un amour du pays et une fierté nationale qui transcendent toutes les catégories sociales !
Ici à Calistoga, le défilé mettait en scène les chapitres majeurs de l'histoire des Etats-Unis et, comme lors de toutes les parades américaines, les pompiers, les associations de la ville et les figures politiques locales faisaient un peu de marketing ...




 Vous le reconnaissez celui-la ?


Plus nous explorons la Californie, plus l'importance de la population mexicaine nous frappe. Cette dernière photo illustre un peu la condition des mexicains ici : chassés de Californie par les américains lors de la guerre contre le Mexique en 1846-1847, ils sont clairement devenus les laissés pour compte de la société (petits boulots, éducation scolaire qui reflète leur manque de moyens, pauvreté, etc). Pour autant, ils semblent heureux d'être ici et fiers d'appartenir à ce grand pays qui ne rate jamais une occasion d'exprimer une fierté nationale assez imbattable ! Ils étaient venus en nombre assister au défilé de la ville.
Petite question pour finir : Que se souhaite-t-on aux US en ce week-end de fête nationale ?
Un joyeux "Happy Fourth!"